La masturbation est si essentielle dans une sexualité épanouie!

«Attention, ca rend sourd!», peut-on entendre dans les cours de recré. Plaisanterie? Bien sûr, il n’empeche qu’aujourd’hui encore, beaucoup de personnes rechignent à se masturber… Tabou, peur, culpabilité ou honte, les soi-disants dangers de la masturbation venant des siecles passés ont résisté aux barrières de la libération sexuelle et affollent toujours les générations.

Masturbation, attention : danger!
La peur de la masturbation est peut etre apparue à Londre, en 1723, lorsqu’un charlatan anonyme publia une liste des méfaits de la masturbation sur la santé, pour pouvoir ensuite vendre ses potions comme ce mal. La grande peur de la masturbation était née…
Au XVIIIème siécle, beaucoup de scientifiques diabolisent cette pratique en affirmant que se masturber causaient d’horribles maladies, pouvant conduire à la mort. Sylvester Graham, scientifique anglais, publia des essais accusant la masturbation d’innombrables maux : il pensait que les jeunes qui se masturbaient étaient facilement reconnaissables de par leur acné et que si la prtaique était poursuivi, le pus allait recouvrir leur corps et qu’ils mourraient dans d’ignobles souffrances. Pour sa consoeur Ellen White, l’abomination masturbatoire provoquait la folie, le vieillissement prematuré, le dereglement des sens et l’aptitude à la procréation….
Malgré d’infinis articles, ouvrages, traités scientifiques et autres, parus depuis 1948, la masturbation reste l’une des pratiques sexuelle les plus cachée, les plus inavouable… Et pourtant, tous ceux qui la pratiquent régulièrement ne cessent de vanter ses mérites…

Touts petits, déjà
En effet, on a observé que, dès notre vie intra-utérine, nous nous caressons le corps et les organes génitaux, et semblont y trouver du plaisir. Les tout jeunes enfants se caressent tous, filles et garcons. Cela fait partie d’un apprentissage de la vie et d’une exploration de son corps. Il est tout à fait normal et bénéfique qu’un enfant se touche : cela favorise son développement psycho-sexuel. Pourtant, j’ai déjà entendu une maman qui racontait qu’en voyant sa petite fille de 18 mois se toucher, elle lui avait donner une fessée! Voilà peut-etre le genre d’experience qui contribuent à diaboliser la masturbation et à faire culpabiliser une multitude d’enfants, d’adolescents mais aussi d’adultes.

Masturbation et découverte de la sexualité
Après une période où la sexualité perd tout attrait, la puberté vient tout chambouler : l’acte masturbatoire est enfin associé à l’acte sexuel. C’est une période primordiale où les adolescents doivent accepter les changements de leurs corps et leur désir de plus en plus fort de connaitre le plaisir du sexe. La masturbation est alors d’un précieux secours : elle permet d’apprendre à reconnaitre nos zones erogenes, les caresses qui nous donnent du plaisir, elle est celle qui doit nous apprendre à atteindre l’orgasme. Il sera d’autant plus facile de trouver du plaisir avec un partenaire, si nous savons comment atteindre l’orgasme par nous-même.

Bienfaits de la masturbation
A tout age, la masturbation offre également des bienfaits certains pour le corps et l’esprit.
Son tout premier atout est celui de nous aider à nous libérer des tensions accumulées, quelles soient sexuelles, ou nerveuses. «Je me masturbe souvent le soir, quand j’ai eu une dure journée au boulot, raconte Pascal, 26 ans, célibataire. Ca m’aide à oublier mes soucis et je dors mieux.» La masturbation est également un moyen simple et rapide de se faire du bien. «J’adore me masturber : parfois, ma compagne dort déjà, alors je me caresse seul, juste parce que j’ai envie de me faire plaisir.» nous confie Philippe, 38 ans. 
Elle est aussi l’alternative à l’éloignement du partenaire sexuel : «Mon mari est marin. Pas facile de patienter parfois 1 mois sans sexe! Alors je me suis offert un gode et je l’utilise dès qu’il me manque trop… Parfois même je l’imagine en train de faire comme moi, et je jouis encore plus vite!», raconte Emmanuelle, 31 ans, mariée depuis 7 ans. 

Outre ces bienfaits, la masturbation peut également nous aider à améliorer notre sexualité de couple. Certains hommes qui souffraient de precocité lors de rapports sexuels, ont réussi, grâce à la masturbation, à comprendre les mécanismes de l’ejaculation, à detecter leur « point de non-retour » et à lutter pour conserver une erection plus longtemps. Pour les femmes, la masturbation aide à découvrir les mécanismes qui les ameneront à l’orgasme. Certaines femmes, qui ne s’étaient jamais masturbées, et qui n’avaient jamais connu d’orgasme en couple auparavant, sont enfin parvenues à la jouissance par la masturbation et ont pu ensuite en profiter en couple. 

Le couple et la masturbation
En fait, le seul danger de la masturbation vient du couple. Certaines personnes se sentent trahies lorqu’elles apprennent que leur partenaire se masturbe. Elles pensent que si leur partenaire a besoin de la masturbation, c’est qu’elles-mêmes ne réussissent pas à le satisfaire pleinement. Cela peut conduire ces personnes à se bloquer sexuellement, à refuser tous rapports sexuels, par vengeance, depit amoureux ou déprime profonde. D’autres personnes culpabilisent sur le fait qu’elles se masturbent alors qu’elles sont en couple, même si leurs besoins sexuels ne sont pas assouvis. La encore, il faut savoir séparer la masturbation, pratique sexuelle visant le plus souvent à relacher les tensions nerveuses et sexuelles, de l’acte amoureux, qui est plus un échange de plaisir. Comme dans tout probleme touchant le couple, il faut dialoguer ensemble pour tenter de trouver des compromis. La masturbation n’est pas une trahison, elle n’est pas une infidélité. Elle est l’accompagnante d’une vie sexuelle épanouie, seul ou à deux. «Je ne me suis jamais autant masturbée que depuis que je vis avec Marc. J’ai l’impression que plus je fais l’amour, plus j’ai besoin de plaisir. Et j’ai l’impression que mes orgasmes sont de plus en plus forts…» conclue Helene, 24 ans, en couple depuis 8 mois. 

Laisser un commentaire